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La Plume du Président


March 22, 2016   by Fred Plant, president, ACEI


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Notre profession est une profession noble; vous devriez être fiers du travail important que vous accomplissez chaque jour, c’est-à-dire d’offrir le produit du secteur de l’assurance de dommages au Canada.

La section de l’Ontario de l’Association Canadienne des Experts Indépendants (ACEI) et l’Association Canadienne des Directeurs de Sinistres d’Assurance (ACDSA) ont récemment collaboré dans le cadre de leur 49e congrès conjoint annuel qui a eu lieu à Toronto pendant la première semaine de février. Ces organisations tiennent des séminaires collaboratifs dans l’ensemble du Canada en vue de promouvoir le perfectionnement professionnel et d’encourager le contact entre le personnel chargé des sinistres chez les assureurs et les experts indépendants membres de l’ACEI.

Le thème de cette année était « Technology Bytes Insurance » (technologie, octets, assurance); il mettait l’accent sur les technologies perturbatrices et les nouvelles expositions potentielles touchant le secteur de l’assurance de dommages. Le terme « technologie perturbatrice » a été formulé il y a environ 20 ans et fait référence à un changement technologique qui supplante une technologie établie et bouleverse le secteur. Changement. Voilà encore ce terme.

Les gens présents ont écouté un panel de vétérans distingués en matière de sinistres de dommages et de souscription faire des suppositions concernant l’incidence du changement technologique sur notre secteur de l’assurance de dommages et ce à quoi les personnes chargées des sinistres pourraient raisonnablement s’attendre à l’avenir.

La difficulté dans tout cela comme l’a souligné le conférencier d’honneur, le renommé Jesse Hirsh, journaliste de la CBC qui est, entre autres, décrit comme un évangéliste du Web, c’est que personne ne sait ce qui nous arrivera, ou même, ce qui nous est déjà arrivé, et l’incidence que cela aura sur nos affaires.

Le secteur de l’assurance de dommages évolue depuis 1688. Il y a eu beaucoup de changements dans le monde au cours des 328 dernières années, et bien qu’il faut avouer que plus de choses se sont produites au cours des 58 dernières années que pendant les 270 premières, le fait est que le secteur de l’assurance s’est adapté à l’évolution des technologies et continuera à s’adapter à ce qui est maintenant devant nous et à ce que l’avenir nous réserve.

Je ne crois pas avec autant d’optimisme que les gouvernements et le système juridique seront aussi proactifs et capables de s’adapter au rythme des changements auxquels nous faisons face. Toutefois, le secteur de l’assurance a de bonnes références en ce qui concerne le fait de déterminer les besoins et les occasions et d’y donner suite. Le sujet des inondations de surface est un exemple récent d’une telle adaptation.

Depuis toujours, une telle protection n’avait simplement jamais été offerte, puisqu’il n’y avait aucune demande. Toutefois, lorsque le profil de la lacune en matière de protection a été élargi, le secteur a réagi et cette protection est offerte de nos jours. Nous avons parcouru un long chemin pendant une période relativement courte. Autrefois, il n’y avait aucune assurance automobile.

Au fur et à mesure que les besoins évoluent et que les protections sont souscrites pour combler ces besoins, le processus d’ajustement des protections sera accompli grâce à l’expérience. Il existe des risques qui sont couverts par des polices qui n’avaient jamais été conçues pour couvrir de tels risques, nous ne savons même pas quels sont ces risques et nous ne le saurons pas avant que les avis de sinistres ne commencent à affluer. C’est là où le professionnel chevronné en matière de sinistres entre en jeu. Ces technologies perturbatrices doivent être considérées comme des occasions énormes pour les experts indépendants de mettre en pratique leurs compétences, en effectuant des enquêtes détaillées et en comprenant les conséquences des événements liés à la protection.

Il y aura plusieurs épreuves pour les protections qui viendront façonner les polices conçues pour couvrir les risques découlant de l’évolution des technologies. Il y aura une grande incertitude et ceux qui garderont la tête froide réussiront. Dans l’ensemble, ces technologies perturbatrices sont en réalité un nouveau nom pour les situations auxquelles notre secteur fait face depuis plus de trois siècles. Nous prospérons grâce à ces situations. Des occasions se présentent à nous. Saisissez-les.

Les membres de l’ACEI provenant de l’ensemble du Canada se rencontreront à l’occasion du congrès national de l’ACEI qui aura lieu dans la magnifique ville de Saint Andrews, au Nouveau-Brunswick, du 22 au 25 septembre 2016. Inscrivez ces dates à votre calendrier et commencez à planifier votre participation. Nous sommes à un moment décisif dans notre profession. Contribuez à nous orienter dans la bonne direction.


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