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La Plume du Prsident


September 30, 2015   by Fred Plant, president, ACEI


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Notre profession est honorable. Vous devriez être fiers du travail important que vous accomplissez chaque jour, c’est-à-dire d’offrir le produit du secteur de l’assurance de dommages au Canada.

Nous avons tous déjà entendu dire que rien ne fonctionne sans assurance. Aucun avion ne vole, aucun immeuble n’est bâti, aucun aliment n’est produit; même un événement organisé pour lancer des citrouilles a dû être annulé cet automne en raison du fait qu’aucune assurance n’était disponible. Aucune garantie d’assurance qui permet à notre planète moderne de tourner n’existerait si ce n’était des hommes et des femmes de partout dans le monde qui, comme les membres de l’ACEI d’un bout à l’autre du Canada, traitent la multitude de réclamations qui émanent de tout ce qui est offert par cette protection d’assurance.

Le nombre d’entreprises en assurance de dommages au Canada qui ne font pas appel à des experts en sinistres indépendants, afin de les aider à mettre en pratique les promesses comprises dans leurs politiques, est très limité, si même il y en a. Certains assureurs ont recours aux services d’experts indépendants de façon courante. Au point même où ceux-ci font partie intégrante de leur fonctionnement. D’autres nous consultent uniquement lorsque le volume des réclamations va au-delà de la capacité ou quand un événement catastrophique se produit. Lorsque des catastrophes surviennent, nous sommes le meilleur ami de tous.

Bien que les experts en sinistres indépendants offrent un service essentiel, nombreux sont ceux au pays qui s’interrogent au sujet du lien qu’ils ont avec leurs clients assureurs. Plutôt que de se sentir valorisés, respectés et encouragés à donner le meilleur d’eux-mêmes, certains sont inquiets pour l’avenir de leur profession. Étant donné que les assureurs cherchent toujours à améliorer les résultats finaux en visant une diminution des dépenses, cela a eu pour effet de réduire le travail des experts en sinistres à un point plus bas que jamais.

L’évaluation du succès relié à la perte concernant cette expertise touche peut-être plus la conformité quant au processus que les questions entourant l’enquête et l’indemnité. En discutant avec des experts en sinistres d’un bout à l’autre du Canada, je constate que le lien entre les assureurs et les experts en sinistres a été très affecté. Cependant, il existe toujours. La responsabilité incombe à chacun de nous de discuter avec nos clients afin de veiller à ce que la valeur du service que nous offrons soit bien concrète et respectée. Cette conversation s’avère nécessaire et elle doit commencer dès maintenant. Impliquez-vous et faites-en partie.

Le sujet est très vaste. L’un des éléments auxquels nous devons faire attention est d’éviter que la discussion tombe vers des positions bien arrêtées. En tant qu’experts en sinistres, nous ne pouvons pas simplement dire : « Voici ce que nous avons décidé de vous offrir ». Dans ce même ordre d’idée, les compagnies d’assurance ne peuvent pas imposer un milieu de marges invraisemblables, de taux fixes et de raccourcis qui nécessiteraient que nous compromettions notre intégrité professionnelle. De telles options sont assurément sans issue.

Si, toutefois, notre conversation est fondée sur un modèle de collaboration, je crois que le dialogue sera très fructueux. En tant qu’experts en sinistres indépendants, nous devons bien écouter pour connaître quels sont les vrais besoins des assureurs, déterminer de quelle façon et si ces besoins ont changé, ainsi que comment nous pouvons répondre à ceux-ci. Les assureurs doivent comprendre que s’ils veulent avoir un accès fiable et continu pour obtenir un service de qualité, ils devront forcément payer les coûts qui sont associés à celui-ci. Cela signifie qu’il faut avoir un nombre suffisant de membres du personnel, offrir une formation adéquate, encourager le perfectionnement professionnel et investir dans la technologie.

Autrement dit, on devrait considérer le travail des experts en sinistres comme étant un investissement à long terme, et non seulement un coût à court terme.

À l’ACEI, nous prenons très au sérieux cet investissement pour l’avenir du travail des experts en sinistres indépendants. Il s’agit de l’une des raisons qui expliquent pourquoi nous avons mis au point un plan stratégique qui nous servira de guide au fil des années à venir. Sous la direction de Patti Kernaghan, nous poursuivons notre entente avec le Conseil consultatif national de l’industrie de l’assurance, qui fournit une excellente base pour susciter des discussions directes entre les principaux responsables des assurances et les membres de l’ACEI.

Je suis honoré de succéder à l’ancien président de l’ACEI, Albert Poon, qui a joué un rôle prépondérant quant à l’élaboration et l’orientation de notre plan stratégique. Merci pour tout ce que vous avez légué à notre profession, Albert.

Pour ma part, je lance le défi à tous les experts en sinistres indépendants et aux membres de l’ACEI, afin que ceux-ci établissent un lien avec leurs partenaires au sein des compagnies d’assurance quant aux questions de concordance, de respect et d’intérêts mutuels.

En septembre 2016, ma province natale du Nouveau-Brunswick accueillera l’assemblée générale annuelle de l’ACEI dans le décor enchanteur de St. Andrews by-the-Sea. J’invite tous les membres à prévoir d’assister à cette rencontre et de prendre part à la conversation en cours qui mènera à une amélioration du travail des experts en sinistres indépendants au Canada et, de ce fait, à l’amélioration de l’ensemble de notre industrie de l’assurance de dommages.


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